Les médicaments
Les antispasmodiques
Les antispasmodiques (spasmolytiques) sont utilisés en pathologie digestive dans un but antalgique, le spasme étant perçu comme une sensation douloureuse.
Les antispasmodiques (spasmolytiques) peuvent agir :
- Par l’intermédiaire du système nerveux autonome : ce sont les spasmolytiques neurotropes (ou antispasmodiques neurotropes).
- Directement sur la fibre musculaire lisse : ce sont les spasmolytiques musculotropes (ou antispasmodiques musculotropes),
- Par un mécanisme mixte : ce sont les spasmolytiques mixtes (ou antispasmodiques mixtes).
Les antispasmodiques neurotropes (ou spasmolytiques neurotropes).
1. Atropine : substance de référence, en plus de son action antisécrétoire digestive, l’atropine diminue la motilité de l’estomac et de tout l’intestin, mais son action antispasmodique au niveau des voies biliaires est moins marquée. Mais l’atropine possède de nombreux effets secondaires (sécheresse de la bouche, tachycardie, trouble de l’accommodation, glaucome aigue, rétention urinaire).
2. Spasmolytiques anti cholinergiques de synthèse : en raison des nombreux effets secondaires, l’atropine est peu utilisée, on lui préfère de nombreux dérivés aux effets secondaires moins fréquents.
Exemples de spécialités dans cette famille :
Antispasmodiques anticholinergiques seuls :
- Riabal (prifinium bromure) ;
- Spasmodex (dihexyvérine chlorhydrate).
Antispasmodiques anticholinergiques associés à un anxiolytique ou sédatif :
- Librax cp (chlordiazépoxide, clidinium bromure) ;
- Vesadol cp (buzépide métiodure, halopéridol).
Les antispasmodiques musculotropes (ou spasmolytiques musculotropes).
1) Papavérine : c’est un alcaloide extrait de l’opium, est un spasmolytique musculotrope non spécifique tpe, elle relaxe les muscules lisses (vasculaires, digestifs …). Posologie 200 – 1000mg/j.
2) Dérivés synthétiques de la papavérine : ils sont nombreux :
- Dipropyline (Spasmaverine*, Meteospasmyl*)
- Mébévérine (Duspatalin*)
- Fénovérine (Spasmopriv*)
- Phloroglucinol (Spasfon*)+++
3) Metoclopramide : il possède un effet musculotrope assez spécifique et particulier sur l’antre pylorique, entrainant une accélération de l’évacuation gastrique, et cecli, même en l’absence de spasme.
Autres médicaments dans cette classe :
Antispasmodiques musculotropes seuls :
- Colopriv* (mébévérine chlohydrate)
- Dicetel* (pinavérium bromure)
- Duspatalin*, Spasmopriv* (mébévérine chlorhdrate)
Antispasmodiques musculotropes associés :
- Acticarbine* (charbon activé, papavérine chlorhydrate),
- Meteospasmyl* (avérine citrate, siméticone),
- Meteoxane* (phloroglucinol hydrate, siméticone).
Les spasmolytiques mixtes.
Les spasmolytiques mixtes sont des associations de spasmolytiques neutrotropes et/ou musculotropes, et des substances antalgiques, essentiellement la noramidopyrine. Cette dernière substance pouvant entraîner des accidents graves d’agranulocytose, elle est inscrite au tableau A.
1) Baralgine*, elle contient de la Pitofénone (action papavérique) et du fenipivérinium (action atropinique).
2) Algobuscopan* comporte comme antispasmodique du Bromure de N-Butyl Hioscine (atropinique),
3) Visceralgine* +++ comporte du Tiemonium méthylsulfate, antispasmodique à faible activité anticholinergique, seule, la forme forte contient de la noramidopyrine.
Médicaments spasmolytiques dans notre bases de donnée :
Médicaments dans la même famille :
- Spasmopriv
- Duspatlin
- Dicetel
- Colopriv
- Acticarbine
- Meteospasmyl
- Librax
- Vesadol
- Riabal
- Spasmodex
- Débridat
- Motilium
- Modulon
- Peridys
- Prepulsid
- Prokinyl
- Transacalm
- Trimebutine
- spasmodex
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