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Le Vésadol

dose, prescription, médicaments, posologie, indications, contre indications

Les médicaments

Vésadol


Vésadol* halopéridol, buzépide métiodure, Laboratoires JANSSEN-CILAG



Famille du Vésadol

Vésadol est un antispasmodique à visée digestive, anticholinergique associé à un neuroleptique .

Présentation du Vésadol.

Vésadol se présente sous forme de comprimé pelliculé (bleu), Boîte de 30, sous plaquettes thermoformées.

Posologie et mode d'administration du Vésadol..

Réservé à l'adulte, le Vésadol s'administre en :
1 comprimé par prise avant les 3 principaux repas, et éventuellement 1 comprimé le soir au coucher.Avaler avec un peu d'eau

Indications du Vésadol.

Le Vésadol est indiqué dans:

  • Manifestations de l'anxiété associée à des troubles fonctionnels digestifs à composante spasmodique.

  • Cette spécialité contient un neuroleptique et doit être réservée aux cas d'inefficacité ou de mauvaise tolérance des thérapeutiques usuelles de l'anxiété.

Contre-indications du Vésadol.

Le Vésadol est contre-indiqué en cas de:
  • Absolues :
    • Hypersensibilité à l'un des constituants.
    • Maladie de Parkinson.
    • Risque de glaucome par fermeture de l'angle.
    • Risque de rétention urinaire lié à des troubles urétroprostatiques.
    • Lévodopa, médicaments donnant des torsades de pointes (sultopride) : cf Interactions.

    Relatives :

    • Femme enceinte (dernier trimestre) ou qui allaite : cf Grossesse/Allaitement.
    • Alcool ; guanéthidine et apparentés ; lithium ; médicaments donnant des torsades de pointes : antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) ; antiarythmiques de classe III (amiodarone, dofétilide, ibutilide, sotalol) ; certains neuroleptiques : phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol), autre neuroleptique (pimozide) ; et autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, halofantrine, pentamidine, moxifloxacine, sparfloxacine : cf Interactions.

Effets secondaires du Vésadol.

Liés à l'halopéridol :

Les caractéristiques pharmacologiques de l'halopéridol sont à l'origine d'effets indésirables d'inégale intensité et liés ou non à la dose (cf Pharmacodynamie) :

Dès les faibles doses :

Troubles neuropsychiques :

  • dyskinésies précoces (torticolis spasmodiques, crises oculogyres, trismus...) ;
  • syndrome extrapyramidal :
    • akinétique avec ou sans hypertonie, et cédant partiellement aux antiparkinsoniens anticholinergiques,
    • hyperkinéto-hypertonique, excito-moteur,
    • akathisie ;
  • dyskinésies tardives, survenant lors de cures prolongées. Les antiparkinsoniens anticholinergiques sont sans action ou peuvent provoquer une aggravation ;
  • sédation ou somnolence, plus marquée en début de traitement ;
  • indifférence, réactions anxieuses, variation de l'état thymique ;
  • syndrome malin des neuroleptiques (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).

Troubles endocriniens et métaboliques :

  • impuissance, frigidité ;
  • prise de poids ;
  • hyperprolactinémie : aménorrhée, galactorrhée, gynécomastie ;
  • hyperglycémie, altération de la tolérance au glucose.
  • dysrégulation thermique ;

Troubles hématologiques :

  • des diminutions modérées et généralement transitoires de la formule sanguine ont été occasionnellement rapportées ;
  • des cas d'agranulocytose et de thrombocytopénie n'ont été que rarement rapportés, et généralement lors d'association avec d'autres médicaments.

A doses plus élevées :
Troubles neurovégétatifs :

  • hypotension orthostatique.

Liés au buzépide métiodure :

  • Excitabilité.
  • Sécheresse buccale.
  • Tachycardie, palpitations.
  • Épaississement des sécrétions bronchiques.
  • Diminution de la sécrétion lacrymale.
  • Irritabilité, confusion mentale chez les personnes âgées.
  • Troubles de l'accommodation.
  • Constipation.
  • Rétention d'urine.
  • Dysthyroïdie (du fait de la teneur en iode).

Les antispasmodiques (spasmolytiques, médicaments digestifs)
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Les antispasmodiques (spasmolytiques, médicaments digestifs)

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Les médicaments

Les antispasmodiques


Les antispasmodiques (spasmolytiques) sont utilisés en pathologie digestive dans un but antalgique, le spasme étant perçu comme une sensation douloureuse.




Les antispasmodiques (spasmolytiques) peuvent agir :

  • Par l’intermédiaire du système nerveux autonome : ce sont les spasmolytiques neurotropes (ou antispasmodiques neurotropes).
  • Directement sur la fibre musculaire lisse : ce sont les spasmolytiques musculotropes (ou antispasmodiques musculotropes),
  • Par un mécanisme mixte : ce sont les spasmolytiques mixtes (ou antispasmodiques mixtes).

Les antispasmodiques neurotropes (ou spasmolytiques neurotropes).

1. Atropine : substance de référence, en plus de son action antisécrétoire digestive, l’atropine diminue la motilité de l’estomac et de tout l’intestin, mais son action antispasmodique au niveau des voies biliaires est moins marquée. Mais l’atropine possède de nombreux effets secondaires (sécheresse de la bouche, tachycardie, trouble de l’accommodation, glaucome aigue, rétention urinaire).

2. Spasmolytiques anti cholinergiques de synthèse : en raison des nombreux effets secondaires, l’atropine est peu utilisée, on lui préfère de nombreux dérivés aux effets secondaires moins fréquents.

Exemples de spécialités dans cette famille :

Antispasmodiques anticholinergiques seuls :
- Riabal (prifinium bromure) ;
- Spasmodex (dihexyvérine chlorhydrate).

Antispasmodiques anticholinergiques associés à un anxiolytique ou sédatif :
- Librax cp (chlordiazépoxide, clidinium bromure) ;
- Vesadol cp (buzépide métiodure, halopéridol).

Les antispasmodiques musculotropes (ou spasmolytiques musculotropes).

1) Papavérine : c’est un alcaloide extrait de l’opium, est un spasmolytique musculotrope non spécifique tpe, elle relaxe les muscules lisses (vasculaires, digestifs …). Posologie 200 – 1000mg/j.

2) Dérivés synthétiques de la papavérine : ils sont nombreux :
- Dipropyline (Spasmaverine*, Meteospasmyl*)
- Mébévérine (Duspatalin*)
- Fénovérine (Spasmopriv*)
- Phloroglucinol (Spasfon*)+++

3) Metoclopramide : il possède un effet musculotrope assez spécifique et particulier sur l’antre pylorique, entrainant une accélération de l’évacuation gastrique, et cecli, même en l’absence de spasme.

Autres médicaments dans cette classe :

Antispasmodiques musculotropes seuls :
- Colopriv* (mébévérine chlohydrate)
- Dicetel* (pinavérium bromure)
- Duspatalin*, Spasmopriv* (mébévérine chlorhdrate)

Antispasmodiques musculotropes associés :
- Acticarbine* (charbon activé, papavérine chlorhydrate),
- Meteospasmyl* (avérine citrate, siméticone),
- Meteoxane* (phloroglucinol hydrate, siméticone).

Les spasmolytiques mixtes.

Les spasmolytiques mixtes sont des associations de spasmolytiques neutrotropes et/ou musculotropes, et des substances antalgiques, essentiellement la noramidopyrine. Cette dernière substance pouvant entraîner des accidents graves d’agranulocytose, elle est inscrite au tableau A.

1) Baralgine*, elle contient de la Pitofénone (action papavérique) et du fenipivérinium (action atropinique).

2) Algobuscopan* comporte comme antispasmodique du Bromure de N-Butyl Hioscine (atropinique),

3) Visceralgine* +++ comporte du Tiemonium méthylsulfate, antispasmodique à faible activité anticholinergique, seule, la forme forte contient de la noramidopyrine.

Médicaments spasmolytiques dans notre bases de donnée :

Médicaments dans la même famille :


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