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ُL’hépatite C est de plus en plus fréquente

L’hépatite C est une maladie du foie relativement fréquente, due à un virus appelé VHC. On estime que 3% de la population mondiale est porteuse de ce virus responsable d’environ 20% des cas d’hépatite aiguë et de 70% des cas d’hépatite chronique. En France, elle touche 500.000 à 600.000 personnes, soit 1% environ de la population.

La transmission se fait par le sang (ou par le partage de matériel contaminé). En France, depuis les dispositions sanitaires prises en 1992, tout risque de transmission de ce virus par transfusion sanguine (ou dérivés de produits sanguins) est pratiquement éliminé. Par contre, des hépatites peuvent encore se déclarer aujourd’hui chez des personnes transfusées avant cette date.

La transmission de ce virus s’effectue principalement parmi les utilisateurs de drogues injectables, ou à sniffer (par du matériel contaminé). Les transmissions virales par voie sexuelle (avec des pratiques traumatiques) sont possibles mais rares, tout comme lors de la grossesse d’une mère infectée à l’enfant. Il y a aussi un risque de contamination en utilisant le rasoir, la brosse à dents d’une personne porteuse du virus. Tout comme pour l’hépatite B, il existe un risque très faible de contracter ce virus au cours d’une intervention opératoire (ou examen médical nécessitant d’inciser la peau). Ce risque était plus élevé avant 1997.

L’hépatite est aiguë au moment du contact de l’organisme avec le virus et chronique quand elle persiste au moins six mois après la date de contact. L’hépatite aiguë peut donner des signes cliniques apparents (jaunisse, fatigue, etc.), mais elle peut tout autant passer inaperçue. Seuls les virus B, C et D peuvent provoquer une hépatite chronique.

De toutes les hépatites virales, l’hépatite C est celle qui devient le plus souvent chronique: dans près de 80% des cas, l’organisme ne se débarrasse pas du virus après la phase aiguë de l’infection. La maladie peut alors évoluer lentement vers une cirrhose, puis un cancer. Elle peut le faire insidieusement, sans que la personne ne soupçonne sa contamination. Ce qui explique la difficulté à dénombrer les personnes contaminées.

En règle générale, il est conseillé à toutes les personnes qui ont pu être exposées au VHC, notamment aux usagers de drogue par voie intraveineuse, aux personnes ayant été transfusées avant 1991 et à celles ayant subi certains examens médicaux, d’effectuer une recherche d’anticorps. Si le test est positif, il doit être confirmé par une deuxième prise de sang. L’incubation de l’hépatite C est de deux à quatre mois. AP