Les variations d’un gène agissant sur une protĂ©ine liĂ©e au bon cholestĂ©rol dans le sang pourraient accroĂ®tre le risque de maladies cardiovasculaires, selon une Ă©tude publiĂ©e mardi.
Le rĂ´le cardioprotecteur de la protĂ©ine PON1 (paraoxonase 1) liĂ©e au niveau d’HDL, le bon cholestĂ©rol, dans le sang, n’avait pas Ă©tĂ© jusqu’alors Ă©tabli chez l’homme, soulignent les auteurs de ces travaux parus dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) datĂ© du 19 mars.
Le Dr Stanley Hazen, de la Cleveland Clinic (Ohio, nord), le principal auteur de cette recherche, a examinĂ© le lien entre l’action de PON1 comme anti-inflammatoire et anti-oxydant dans le système cardiovasculaire avec la variation du gène dit Q192R rĂ©gulant cette protĂ©ine.
L’Ă©tude a Ă©tĂ© conduite sur 1.399 patients entre septembre 2002 et novembre 2003 avec un suivi jusqu’en dĂ©cembre 2006.
Ces chercheurs ont dĂ©couvert que l’incidence d’accidents cardiovasculaires majeurs dont certains fatals Ă©tait plus de trois fois plus faible (7,3%) chez les patients ayant la teneur en protĂ©ine PON1 la plus forte, comparativement aux patients avec la plus faible activitĂ© de PON1 rĂ©sultant d’une variation du gène Q192R (25,1%).
Les rĂ©sultats de cette Ă©tude montrent clairement le lien entre la teneur de PON1 et le niveau de stress oxydatif qui endommage les cellules et les tissus en raison d’un excès de radicaux libres et d’une insuffisance d’anti-oxydant.
La protéine PON1 a des effets anti-inflammatoires et antioxydants qui sont attribués au HDL, soulignent aussi les auteurs de ces travaux.
“Les rĂ©sultats de cette Ă©tude Ă©tablissent un lien mĂ©canique important entre le gène rĂ©gulant la PON1 et les effets quantitatifs de cette protĂ©ine sur l’impact du stress sur les cellules et le dĂ©veloppement de maladies cardio-vasculaires chez les humains”, a par ailleurs indiquĂ© le Dr Hazen lors d’une prĂ©sentation Ă la presse Ă Washington.
Il a également précisé que les variations de ce gène comptaient probablement pour 50% dans le développement de ces affections, les autres 50% étant probablement le fait de facteurs environnementaux et du mode de vie.
Le Dr Hazen a expliquĂ© qu’il n’y avait pas encore de test pour mesurer le risque gĂ©nĂ©tique tout en relevant que cette dĂ©couverte offre un potentiel de prĂ©vention et de diagnostic.

