PARIS (AFP) - Les 7.000 médecins diplômés hors de l’Union européenne, qui exercent en France en étant moins bien payés que leurs collègues à diplôme UE, pourront accéder “au plein exercice de leur métier” d’ici 2011, selon Nicolas Sarkozy.
L’Intersyndicale des praticiens à diplôme hors UE (Inpadhue) dénonce depuis des années des discriminations de statut et de salaires dont souffrent ces médecins. L’Intersyndicale avait également regretté que ces médecins, dont un grand nombre sont d’ailleurs de nationalité française, soient “méprisés par les pouvoirs publics”.
“Je veux que d’ici 2011 il leur soit permis d’accéder après validation de leurs compétences et de leur expérience au plein exercice de leur métier”, a indiqué jeudi le chef de l’Etat. “Les modalités et le contenu des épreuves de leur examen vont donc être aménagés”, a-t-il ajouté.
En novembre 2006, l’alors ministre de la Santé, Xavier Bertrand, avait déjà assuré s’être “donné les moyens” de résoudre le problème du statut de ces médecins, après le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Ce texte prévoyait de créer une procédure destinée à autoriser officiellement l’exercice de la médecine aux praticiens exerçant en France depuis plus de 5 ans et embauchés par les hôpitaux avant juin 2004.
Mais l’Inpadhue reprochait à cette réforme de ne pas prendre suffisamment en compte l’expérience des praticiens acquise en France, et le fait que le ministère de la Santé fixait le nombre maximum de candidats susceptibles d’être autorisés à exercer, ce qui équivalait à ses yeux à un concours.
Les épreuves ont donné lieu à une polémique en janvier dernier, une vingtaine de ces médecins — recalés alors qu’ils avaient obtenu la moyenne à un examen leur permettant d’exercer leur spécialité de plein droit en France — ayant même déposé des recours administratifs en annulation.

