Les localisations tissulaires, en particulier hépatiques, de l’amibiase, ne sont pas abordées car non traitées en ambulatoire.
Epidémiologie de l’amibiase.
Parasitose cosmopolite liée au péril fécal. Contractée par ingestion de kystes de parasites présents dans les eaux de boisson et les aliments.
Rarement contact direct, éventuellement MST.
Clinique de l’amibiase.
Variable, souvent asymptomatique (portage sain de kystes).
- Dysenterie amibienne : diarrhée aiguë souvent afécale, muco-sanglante, associant épreintes et ténesmes.
- Etat général conservé au début,
- l’apparition d’une fièvre signe une déshydratation.
Diagnostic de l’amibiase.
Direct : Mise en évidence de kystes ou de formes végétatives de E. histolytica dans les selles. Le résultat du laboratoire est : présence de E. hystolitica/dispar car l’examen microscopique ne permet pas la différence avec E. dispar, amibe non pathogène. Traiter en fonction du contexte épidémiologique et de la clinique.
Dans les localisations intestinales, les sérologies sont inutiles.
Prophylaxie de l’amibiase.
Hygiène alimentaire. Lutte contre le péril fécal.
Traitement de l’amibiase.
1) FLAGYL * (métronidazole)
Posologie :
- enfant : 40 mg/kg/jour (cp ou suspension buvable)
- adulte : 1,5 g/jour
Contre-indications : déconseillé en cours de grossesse et d’allaitement
Attention en cas d’association avec des anticoagulants oraux
Ne pas associer avec l’ESPERAL*
Ne pas boire d’alcool au cours du traitement
2) INTETRIX ® (tiliquinol)
Amoebicide de contact sensé agir sur les kystes.
Ordonnance type pour un homme de 60 kg
- FLAGYL 500, 1 boîte, prendre 3 cp par jour, en 3 prises, pendant 7 jours
3 jours après la fin du traitement, prendre :
- INTETRIX, 1 boîte; 2 gélules matin et soir pendant 10 jours à prendre en début de repas
Ne pas boire d’alcool pendant le traitement
Dans 1 mois, faire pratiquer 3 examens parasitologiques de selles de contrôle
Alternatives thérapeutiques.
FASIGYNE*, TIBERAL* ou FLAGENTYL* : voir Vidal
NOTE : de nombreuses autres amibes sont souvent observées dans les selles (E. coli, E. nanus, E. hartmanni, Dientamoeba fragilis, Pseudolimax butschlii), elles n’ont pas de caractère pathogène.


novembre 7th, 2008 at 0:00
merci doc pour ton travail que je le trouve interessant