Epidémiologie de l’anguillulose
Essentiellement zone inter-tropicale. Se contracte par passage parasitaire trans-cutané au contact de boue contaminée. Affection chronique pouvant être gravissime en cas d’immunodépression (corticothérapie).
Clinique de l’anguillulose
- Souvent muette.
- Signes digestifs peu spécifiques : diarrhée ou douleurs pseudo-ulcéreuses.
- Signe cutané : éruption érythémato-papuleuse au niveau des fesses et du bas-ventre provoquée par la migration sous-cutanée de larves.
- Chez l’immunodéprimé migration aberrante des larves pouvant provoquer des complications fatales.
Diagnostic de l’anguillulose

- Examen parasitologique des selles émises au laboratoire. Attention : demander spécifiquement la recherche d’anguillule par technique de Baermann (les techniques classiques de coprologie parasitaires sont peu sensibles pour cette parasitose). Répéter 3 fois cet examen.
- Orientation : hyperéosinophilie sanguine évoluant en dents de scie, parfois seule manifestation de la maladie.
- Prophylaxie : Eviter le contact avec la boue ou le sable humide
Traitement de l’anguillulose
1) STROMECTOL * (ivermectine)
Posologies : Comprimés à 3 mg
Poids > 80 kg : 6 cp
66-79 Kg : 5 cp
51-65 kg : 4 cp
36-50 kg : 3 cp
25-35 kg : 2 cp
15-24 kg : 1 cp
Contre-indications : enfant < 15 kg, grossesse
Déconseillé en cas d’allaitement
Ordonnance type pour un homme de 60 kg
2) STROMECTOL, 1 boîte de 4 cp
Avaler 4 comprimés avec un peu d’eau
rester à jeun 2 heures avant et après l’administration
Dans 1 mois, puis dans 6 mois, faire pratiquer 3 recherches d’anguillules à 3 jours différents et une numération formule sanguine (hyperéosinophilie).
Altenatives thérapeutiques :
ZENTEL® (albendazole): 400 mg/j pendant 3 jours (moins efficace).
Note : Avant d’induire une immunodépression médicamenteuse chez un patient originaire de pays tropicaux, prescrire un traitement systématique par STROMECTOL®.

