Epidémiologie de la bilharziose.
Parasitose tropicale contractée par passage trans-cutané de formes infestantes présentes dans l’eau douce. Bilharziose urinaire (S. haematobium) : uniquement sur le continent africain et à Madagascar. Bilharziose intestinale (S. mansoni) : en Afrique, à Madagascar et en Amérique du sud.
Clinique de la bilharziose.
Signes précoces communs à toutes les espèces.
Phase immédiate : au sortir de l’eau, prurit généralisé avec éruption érythémato-papuleuse,
parfois signes généraux. Régression rapide en quelques jours.
Phase d’invasion : (fièvre des safaris) 3 semaines après l’infection, fièvre, asthénie, prurit, parfois réaction urticarienne, troubles digestifs, hépatosplénomégalie.
Phase d’état : varie en fonction du parasite.
- B. urinaire : dysurie, pollakiurie, hématurie. Plus tard, atteinte urétérale, hydronéphrose, parfois localisations génitales.
- B. intestinale : troubles du transit atypiques, parfois hépatomégalie. A un stade évolué : hypertension portale.
A noter : souvent, les phases précoces de la maladie passent inaperçues. Les phases d’état peuvent être cliniquement peu parlantes.
Diagnostic de la bilharziose
- Phase précoce : hyperéosinophilie, sérologie
- Phase d’état : Diagnostic direct : B. urinaire : recherche d’oeufs dans les urines du matin, de fin de miction, recueillies après effort. B. intestinale : présence d’oeufs dans les selles, parfois biopsie rectale.
- Diagnostic indirect : sérologie positive, éosinophilie le plus souvent normale.
Prophylaxie de la bilharziose.
Ne pas se baigner en eau douce en zone endémique
Traitement de la bilharziose.
BILTRICIDE * (praziquantel) Pharmacie hospitalière
- Posologie : comprimés tétrasécables
- Adulte et enfant : 1 dose de 40 mg/kg sur un jour
- Contre-indications :
déconseillé en cours de grossesse (surtout premier trimestre), allaitement (arrêter le jour du traitement et les 3 jours qui suivent)
Ordonnance pour un homme de 60 kg présentant une bilharziose urinaire
BILTRICIDE, 1 boîte
- prendre 4 cp en une seule prise
- Dans 2 mois et dans 1 an, faire pratiquer une recherche de parasites dans les urines.
Alternatives thérapeutiques :
Pas d’autre médicament disponible en France
Notes :
- Autres bilharzioses intestinales : S. intercalatum en Afrique, S. japonicum et S. mekongi en Asie. Traitement : Biltricide (posologies différentes, voir Vidal)
- Ne pas confondre avec la dermatite des nageurs, causée par des bilharzies de canard, contractée en France après bain en eau douce. Eruption maculeuse et prurigineuse régressant sous antihistaminique.
- Chez un adulte originaire de zone endémique, si découverte d’une bilharziose urinaire => échographie de l’appareil urinaire.

