L’utilité d’un médicament est difficile à cerner avant plusieurs années d’utilisation et doit être différenciée d’une activité pharmacologique, d’une efficacité thérapeutique ou d’une rentabilité économique ou sociale. L’utilité d’une thérapeutique peut être perçue par un malade ou par la société, selon que le médicament agit sur un symptôme, un handicap ou qu’il diminue une morbi-mortalité, en séparant les actions curatives des actions préventives. La mesure de l’utilité est approchée, non tant par l’autorisation de mise sur le marché, que par l’évaluation du service médical rendu qui dépend de la gravité de la maladie, de l’efficacité du médicament, de sa place dans la stratégie et de l’existence d’alternatives thérapeutiques. L’amélioration du service médical rendu a pour but de situer l’utilité du médicament par rapport à d’autres thérapeutiques précédemment disponibles et indiquées pour la même pathologie. Enfin, les données de pharmacoépidémiologie et de pharmacoéconomie permettent de situer l’utilité sociétale du médicament. L’évaluation de l’utilité repose sur la qualité des essais contrôlés et des mesures d’efficacité, sur l’évaluation du rapport bénéfice/risque et sur la pertinence clinique du bénéfice thérapeutique. Mais au-dessus d’une efficacité pharmacothérapeutique, l’utilité d’un médicament peut reposer sur son intérêt global dans une prise en charge et peut être différenciée d’une réelle efficacité, ce qui revient à considérer l’utilité d’un placebo pharmacologiquement inactif. Le placebo fait partie intégrante de la relation médecin/malade et son utilité est indiscutable. À l’inverse, des médicaments efficaces n’ont pas forcément une utilité thérapeutique individuelle ou collective. (more…)
Automédication
Posté le 14 décembre 2008 par BigManEn France les médicaments non inscrits sur une liste de substances vénéneuses peuvent être achetés par le public sans prescription médicale préalable. Ils constituent la classe des médicaments dits de prescription médicale facultative. De nombreux principes actifs ont subi au cours des 10 dernières années une exonération de la liste des substances vénéneuses, par la procédure dite de délistage ou « switch ». Ces délistages ont contribué à modifier le champ des indications cliniques concernées par l’automédication. Longtemps cantonnée à des traitements de courte durée pour des symptômes ou des affections bénignes, l’automédication concerne aussi maintenant des affections chroniques ou des problèmes majeurs de santé publique (addiction tabagique, contraception d’urgence). L’automédication reste néanmoins en France un mode marginal de traitement. Les ventes des spécialités non listées non remboursées ne représentent que 6 % des ventes totales de médicament. Les facteurs favorisant le développement de ce comportement : éducation thérapeutique, consumérisme, sont contrebalancés par un certain corporatisme de la profession médicale, une anxiété des pharmaciens face à un élargissement de leur activité de soins mais surtout l’attachement des patients à la classe des médicaments remboursés. (more…)
Essais cliniques des médicaments
Posté le 14 décembre 2008 par BigManToute substance chimique destinée à devenir un médicament doit obligatoirement passer par un certain nombre d’étapes quasi incontournables : études in vitro, chez l’animal, chez l’homme ; chaque étape étant conditionnée par la précédente. Au terme de ce long parcours, cette substance chimique obtiendra peut-être une autorisation de mise sur le marché (AMM), elle deviendra alors un médicament à part entière. (more…)
Effets indésirables, pharmacovigilance
Posté le 14 décembre 2008 par BigManCes effets indésirables sont plus ou moins fréquents et plus ou moins gênants. Selon leur acceptabilité pour le malade et leur gravité, ils conduisent :
* à un inconfort, plus ou moins ressenti selon les sujets et le bénéfice perçu ;
* à une observance irrégulière ;
* à des consultations supplémentaires ou des hospitalisations pour leur diagnostic, leur surveillance ou leur traitement ;
* à des arrêts de traitement ;
* à des séquelles, pour le patient ou sa descendance, voire à des décès. C’est dire que pour toute prescription médicamenteuse, chez un patient donné, on s’intéresse à la balance bénéfice-risque, l’acceptabilité d’un risque dépendant de l’importance du bénéfice espéré, de même que l’estimation de l’intérêt du traitement dépend de la contrepartie en gêne ou en risque. (more…)
Interactions médicamenteuses en pratique quotidienne
Posté le 14 décembre 2008 par BigManLe terme « interactions médicamenteuses » n’évoque en général pour le praticien que des situations désagréables ; celle où il devrait mémoriser des listes, sans logique évidente ; celle où, face à un malade déjà traité, il ajouterait un médicament anodin qui déséquilibrerait en efficacité ou en toxicité un traitement jusque là bien supporté ; celle où un pharmacien lui fait remarquer que son ordonnance pose un problème. (more…)
Pharmacocinétique et métabolisme des médicaments
Posté le 14 décembre 2008 par BigManLa pharmacocinétique vise à suivre le devenir d’un produit ou d’un médicament chez l’homme. Ainsi, c’est souvent à l’aide de données pharmacocinétiques que sur le plan pharmaceutique on fabriquera un comprimé plutôt qu’une gélule ou un suppositoire. En pharmacologie expérimentale, l’analyse pharmacocinétique pourra souvent contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes, de la durée d’action, des interactions. (more…)
Placebo, effet placebo
Posté le 14 décembre 2008 par BigManLes placebos impurs représenteraient 35 à 45 % des prescriptions, alors que, malgré certains succès indéniables, aucun d’entre eux n’a vraiment démontré une activité spécifique. Le placebo ne saurait cependant être un médicament de complaisance, ni constituer un alibi pour éviter la confrontation quand il n’existe pas de traitement spécifique. Cependant, à partir du moment où la conviction, la compassion, l’attention portée, le partage du savoir, la compétence et la bienveillance ne sont pas prétextes à mensonge ou à charlatanisme, l’effet placebo n’a aucune contre-indication. (more…)
Trichomonose
Posté le 7 novembre 2008 par rakdaEpidémiologie
Parasitose cosmopolite contractée au cours d’un rapport sexuel.
Chaque cas diagnostiqué implique le traitement du partenaire et, en fonction du contexte, la recherche d’autres maladies sexuellement transmissibles.
Trichocéphalose
Posté le 7 novembre 2008 par rakdaEpidémiologie
Parasitose cosmopolite contractée par ingestion d’oeufs de parasites présents dans des aliments.
Toxoplasmose de la femme enceinte
Posté le 7 novembre 2008 par rakdaEpidémiologie
- Affection cosmopolite très fréquente, grave si contractée pendant la grossesse car présente un risque de foetopathie.
- Se contracte par ingestion de viande mal cuite, d’aliments souillés par la terre et l’eau de boisson.
- Le plus souvent cliniquement muette, conférant une immunité durable marquée par la présence d’anticorps spécifiques.
- Peut donner des infections gravissimes chez l’immunodéprimé. (more…)

